Faut-il dire patient ou client ?

Le débat existe au sein de nos professions : le patient nous donne l’image de quelqu’un de passif, qui attendrait docilement que le soin vienne de l’extérieur, tandis que le client nous donne une image plus dynamique mais néanmoins davantage orientée vers la transaction financière.

Pour m’y retrouver, je me suis penchée sur l’étymologie et j’y ai fait quelques découvertes :
Dans l’étymologie du mot « patient » on retrouve bien la notion de passivité. Mais pas passif vis à vis des soins qu’on lui prodigue. Passif en ce sens qu’il subit contre sa volonté des souffrances, des épreuves.

Quant à client, son étymologie se rapporte à « serviteur » et comporte surtout une notion de transaction commerciale.
Dans la Rome antique, un client était un homme libre qui se plaçait sous la protection d’un patron
bienfaiteur, plus puissant que lui ;
En économie, un client est celui qui prend la décision d’acheter un bien, un produit ou un service

Voilà pourquoi j’ai choisi patients !

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